• Grande chaîne humaine de Lyon à Avignon dans la région la plus nucléarisée d’Europe

    pour sortir du nucléaire : une mobilisation historique !

    Un an jour pour jour après le début de la catastrophe de Fukushima, 60 000 personnes ont déferlé dans la vallée du Rhône, en formant une gigantesque chaîne humaine de Lyon à Avignon pour demander la sortie du nucléaire. Sur le site, retrouvez les nombreux reportages TV, les photos, témoignages, articles...

     

    Lettre de soutien de Stéphane Hessel

     Chers amis,

    Le 11 mars 2011, la catastrophe de Fukushima a rappelé au monde entier que la technologie nucléaire est mortifère, et que prétendre la contrôler est une illusion.

    Un an après jour pour jour, une immense chaîne humaine va relier Lyon à Avignon, dans cette vallée du Rhône où quatorze réacteurs nucléaires exposent des millions de gens à un risque intolérable.

    Solidaires avec le peuple japonais, des dizaines de milliers de personnes venues de toute la France et d’autres pays européens vont réagir ensemble, pour affirmer haut et fort : "Sortir du nucléaire, c’est possible !".

    Je veux saluer la détermination des citoyens à l’origine de cette initiative coordonnée par le Réseau "Sortir du nucléaire".

    Refusant que la France soit condamnée à subir tôt ou tard un accident nucléaire majeur comme celui qui a frappé le Japon, c’est une véritable "réaction en chaîne humaine" qu'ils ont lancée.

    Aujourd’hui, je tiens à partager avec vous mon soutien à cette mobilisation, qui est à mes yeux une véritable insurrection démocratique. Je voudrais dire à chacune et chacun d’entre vous : vous aussi, insurgez-vous, vous aussi, mobilisez-vous pour la sortie du nucléaire !

    Ensemble, nous pouvons être suffisamment forts pour résister au lobby nucléaire et pour nous réapproprier la question énergétique.

    Nous devons refuser que les choix qui nous engagent et qui engagent nos enfants et petits-enfants pour des décennies soient dictés par des industriels qui n’ont que faire des déchets éternels et de la pollution qu’ils laissent aux générations futures.

    La France doit sortir du nucléaire, elle doit dire adieu à cette technologie dangereuse. Elle doit sans retard se tourner vers les énergies renouvelables et un usage plus sobre et raisonnable de l’énergie.

    En un mot, la France doit choisir un avenir énergétique... plus humain !

    Nous savons que c’est possible, alors n’attendons pas qu’il soit trop tard.

    Vous non plus, n’attendez pas... le 11 mars, rejoignez la grande chaîne humaine pour la sortie du nucléaire !

    Stéphane Hessel

    Ancien résistant et diplomate

    Auteur du manifeste  "Indignez-vous !"

     

    Stéphane Hessel nous a quitté le 27 février 2013 à l'âge de 95 ans.

     

    Stéphane Hessel

    Photo Wikipédia

    Stéphane Frédéric Hessel (né le 20 octobre 1917 à Berlin, mort le 27 février 2013 à Paris) est un diplomate, ambassadeur, résistant, écrivain et militant politique français.

    En 2010, Stéphane Hessel publie son manifeste "Indignez-vous !".

    Source : Wikipedia

     

    Rejoignez la grande chaîne humaine pour la sortie du nucléaire !

     

    Mobilisation coordonnée par :
    Réaction en chaîne humaine Réseau Sortir du nucléaire

     

    Cliquez sur les logos ci-dessus pour accéder aux sites correspondants

     

     

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  • Un convoi de déchets nucléaires hautement radioactifs sillonnera la France et la Belgique entre le 11 et le 13 octobre 2011 prochain, et ce dans le plus grand secret.

    Entre le mardi 11 et le jeudi 13 octobre 2011, un train transportant du combustible usé néerlandais hautement radioactif devrait quitter Borssele, aux Pays-Bas. Il rejoindra le terminal ferroviaire de Valognes, dans la Manche. Il traversera une partie des Pays-Bas et de la Belgique pour passer ensuite la frontière franco-belge à Mouscron le 11 au soir, aux alentours de 23h. En France, entre le 12 et le 13 octobre, il traversera 11 départements (1) et empruntera les voies du RER grande couronne en région parisienne. Une fois arrivés au terminal de Valognes, ces déchets seront acheminés par la route à l'usine AREVA de La Hague pour y être - selon le terme employé par l'industrie - "retraités".

    Un transport à hauts risques

    Hautement radioactif, le combustible usé, composé d’uranium, de plutonium et de produits de fission dégage énormément de radioactivité et de chaleur. Comme tout transport de matières radioactives, ce convoi comporte des risques en termes de sûreté et de sécurité, risques accrus par la forte radioactivité émise par le combustible usé. Que se passerait-il en cas d'accident ou de détournement ? Surtout que le trajet emprunté ne permet pas d'éviter les zones fortement urbanisées.

    Le réseau belge "Nucléaire, STOP !", le Réseau "Sortir du nucléaire" et le syndicat SUD-Rail tiennent à rappeler qu'il est vivement conseillé aux agents SNCF et au public de se tenir éloignés d'un convoi hautement radioactif stoppé en gare. Le Réseau "Sortir du nucléaire" et SUD-Rail incitent les cheminots français à exercer leur droit de retrait s'ils devaient intervenir sur ces convois. En effet, outre le risque d'accident, il existe un risque d'irradiation : les conteneurs "CASTOR" émettent des rayonnements radioactifs "Gamma" qui se propagent à plusieurs dizaines de mètres du wagon, mettant ainsi en danger les riverains, les cheminots et les forces de l'ordre qui encadrent le convoi (2).

    Un transport tenu secret

    Malgré ces risques, les autorités françaises ne fournissent aucune information sur ce type de transports, et taisent leur dangerosité. Il est inadmissible que certains services de l'État et les collectivités et élus locaux, qui devraient être formés et avertis de ces convois pour pouvoir réagir et mettre en œuvre un plan d'urgence en cas de problème, soient maintenus dans l'ignorance la plus totale.

    En Belgique, les autorités communales sont averties qu'un transport de déchets radioactifs passera ou stationnera en gare dans leur commune ; les riverains, eux, n'ont aucune information. Ils ne sont ni au courant du passage de ces déchets, ni de l'attitude à adopter en cas d'accident.

    Un transport inutile

    L'industrie nucléaire produit chaque année des tonnes de déchets dont on ne sait que faire (3). Certains pays étrangers, dont les Pays-Bas, envoient le combustible usé issu de leurs centrales à l'usine AREVA de La Hague pour qu'il y soit "retraité" : l'Hexagone est ainsi régulièrement traversé par ces convois de déchets. Pourtant, loin d'être une solution, le "retraitement" des déchets engendre des risques et des transports supplémentaires. Il contamine de manière irréversible l'environnement en rejetant des effluents chimiques et radioactifs dans l'eau et l'atmosphère. Il est de surcroît inutile : le traitement à l'usine de La Hague ne diminue pas la radioactivité des déchets, mais il augmente au contraire leur volume. Ainsi, pour une tonne de matière retraitée, environ 65 m3 de déchets sont produits.

    L'industrie nucléaire prévoit ensuite d'enterrer ces déchets dans des centres d'enfouissement à 500 mètres de profondeur, comme celui que l'ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) prévoit d'implanter dans la Meuse, ou comme celui pressenti par l'ONDRAF (Organisme national des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies) dans la région de Mol en Belgique.

    Pourtant, ni le retraitement ni l'enfouissement ne sont des solutions ; la France et la Belgique ne peuvent plus continuer à s’enferrer dans cette impasse et à soumettre leur population à des risques insensés. Une seule solution, arrêter de produire des déchets et sortir au plus vite du nucléaire.

    Le réseau belge "Nucléaire, STOP !", le Réseau "Sortir du nucléaire" et le syndicat SUD-Rail se mobilisent pour obtenir l'arrêt de ces transports et appellent à des rassemblements tout au long du trajet.

     Notes :

    (1) Le Nord, l'Aisne, l'Oise, la Seine-et-Marne, la Seine St Denis, le Val d'Oise, les Yvelines, l'Eure, la Seine Maritime, le Calvados et la Manche

    (2) En 1998, le laboratoire de la CRIIRAD a mesuré, à 50 mètres d’un wagon transportant du combustible irradié, un flux de radiation gamma nettement supérieur à la normale. Le débit de dose gamma neutrons était plus de 500 fois supérieur au niveau naturel, à 1 mètre du wagon. Comme l'a régulièrement rappelé la Criirad, la réglementation autorise ainsi la circulation, en des lieux accessibles au public, de wagons dont le niveau de radiation au contact peut être si importante, qu’en seulement 30 minutes de présence, un individu peut recevoir la dose maximale annuelle admissible pour le public. Voir la note CRIIRAD N°11-20 Risques liés au transport des combustibles irradiés, Valence, 8 février 2011 : http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/trains_italiens/risques_transport.html

    (3) 1 200 tonnes par an, uniquement pour la France.

    Pour connaître les horaires de ce transport : http://groupes.sortirdunucleaire.org/Transport-de-matieres-nucleaires  

    Réseau "Sortir du nucléaire"

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  • Victoire sans précédent : AREVA condamnée !

    Le 30 septembre 2011, le Réseau "Sortir du nucléaire" a remporté une victoire judiciaire sans précédent contre l’industrie nucléaire aux cotés d’autres associations.

    AREVA a en effet été condamnée en appel pour pollution des eaux, suite au déversement en juillet 2008 de 74 kg d’uranium, matériau hautement radioactif, dans les cours d’eaux avoisinant le site nucléaire du Tricastin dans la Drôme. La pollution correspondait à 27 fois la limite annuelle des rejets autorisés. La population a été privée d’eau potable et des lieux de baignade ont été pollués.

    Cette condamnation écorne sérieusement l’image "respectable" que l’industrie nucléaire française essaie de se donner.

    Ensemble, mettons fin à l'’impunité des exploitants de sites nucléaires !

     

    Toute l’équipe du Réseau "Sortir du nucléaire"

     

    Abonnement aux lettres d'information du réseau "Sortir du nucléaire" :

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  •     Selon une dépêche de l'AFP du 10-05-2011 relayée par le portail Orange.fr : http://hpp.orange.fr/Carte des centrales nucléaires au Japon (AFP) 06-05-2011

    photo : AFP - Carte des centrales nucléaires au Japon

    Le Premier ministre japonais Naoto Kan a exigé vendredi la fermeture d'une centrale atomique dans le centre de l'archipel, région soumise à un fort risque sismique, deux mois après l'accident nucléaire de Fukushima (nord-est) provoqué par un séisme et un tsunami gigantesques.

    "J'ai ordonné (...) que Chubu Electric Power arrête les opérations de tous les réacteurs à la centrale nucléaire de Hamaoka", a déclaré M. Kan au cours d'une conférence de presse à Tokyo.

    "Cette décision a été prise pour la sécurité des habitants", a-t-il précisé. "Nous avons également pris en compte l'énorme impact qu'un accident grave à la centrale de Hamaoka pourrait avoir sur la société japonaise dans son ensemble", a-t-il ajouté.

    Cette centrale est située à moins de 200 km au sud-ouest de Tokyo et à une centaine de kilomètres de Nagoya, métropole au coeur d'une région industrielle.

    Cette décision revient à fermer les réacteurs 4 et 5 et à ne pas relancer le réacteur 3, actuellement arrêté pour vérifications. Les unités 1 et 2 de cette centrale à cinq réacteurs avaient déjà été définitivement stoppées.

    M. Kan a prévenu que cette décision risquait d'entraîner une pénurie d'électricité dans la région dans un premier temps.

     

    "Il est nécessaire de mettre en place des mesures sur le moyen et long termes, en particulier la construction de murs de protection face à la mer, qui pourraient résister" à un tsunami géant, a-t-il poursuivi, sans donner de précisions sur le calendrier.

    Selon l'agence Kyodo, Chubu Electric a donné son accord pour suspendre les opérations.

    Situé à la jonction de quatre plaques tectoniques, le Japon subit les séismes parmi les plus forts recensés sur Terre. Le 11 mars, une secousse de magnitude 9 suivie d'un tsunami géant ont dévasté le nord-est de l'archipel et fait plus de 25.000 morts et disparus et, en 1995, un tremblement de terre à Kobe (centre-ouest) a fait plus de 6.400 morts.

    Les militants anti-nucléaires japonais se sont réjouis.

    "Greenpeace salue la décision du Premier ministre de fermer Hamaoka, l'une des centrales nucléaires les plus dangereuses du Japon", a indiqué Junichi Sato, directeur exécutif de Greenpeace Japan.

    "C'est la première fois qu'un Premier ministre a directement demandé qu'une centrale nucléaire soit fermée au Japon. Cependant, cela ne peut être la dernière", a-t-il ajouté.

    "Fukushima constitue un rappel sévère des conséquences de l'énergie nucléaire, et il y a encore de nombreux autres réacteurs dangereux en service", a-t-il conclu.

    Le Japon est confronté depuis deux mois au plus grave accident nucléaire de son histoire après l'arrêt des circuits de refroidissement de la centrale Fukushima Daiichi (N°1), provoqué par la catastrophe du 11 mars.

    Tokyo Electric Power (Tepco), opérateur de cette centrale située à 250 km au nord-est de Tokyo, estime pouvoir parvenir au refroidissement des réacteurs d'ici à janvier 2012 au plus tard.

    Le Japon comptait une cinquantaine de réacteurs nucléaires en activité avant le séisme. L'énergie atomique fournit un peu moins de 30% de l'électricité consommée dans le pays.

     

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  • Nous savons bien qu'en France il y a beaucoup de centrales nucléaires, nous savons bien que certaines sont vieillissantes, que quelques unes arrivent (ou sont déjà arrivées) en fin de "carrière".

    Nous savons aussi qu'une "usine" de retraitement des déchets nucléaires est installée à La Hague.

    Nous savons aussi que ces déchets radioactifs sont transportés et retransportés sur des distances énormes, en train, en bateau, peut-être même en avion (sait-on jamais ! "On nous cache tout, on nous dit rien" chantait, déjà, Jacques DUTRONC dans les années 60).

     

    Nous le savons, mais par bribes. Un jour on entend ceci, un autre on voit celà. De ce fait, nous avons du mal à avoir une idée précise de la situation de la filière nucléaire française.

    Que savons nous des mines d'uranium en France, sont-elles toujours en activité ou non, où se situent-elles ? Que deviennent les sites exploités ? Sont-ils dangereux ?

    Et le nucléaire militaire ? La fameuse "force de frappe" ? Qu'en savons-nous ?

     

    Pour en savoir un peu plus, voici une carte de la France nucléaire :

     

    Carte France nucléaire - PDF A4

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