• Barrage de Bort-les-Orgues sur la rivière Dordogne

     

    Le barrage de Bort-les-Orgues retient les eaux de la rivière Dordogne à l'endroit où se situe un rétrécissement de la vallée. Ce lieu a été choisi pour limiter la largeur de l'ouvrage tout en ayant l'avantage de pouvoir l'appuyer sur de fortes parois rocheuses.

     

    Retenue et barrage EDF de Bort-les-Orgues (19 et 15)

    Barrage de Bort-les-Orgues (19 et 15) sur Google Maps

     

    Il est édifié à l'entrée nord de la ville de Bort-les-Orgues qui est dans le département de la Corrèze (Région Limousin), mais à cet endroit précis passe la limite de la commune de Lanobre qui est dans le département du Cantal (Région Auvergne), c'est le milieu de la rivière qui délimite les deux communes et aussi les deux départements et les deux régions. Ainsi une moitié du barrage est en région Limousin et l'autre en région Auvergne !

    C'est le premier grand barrage sur la Dordogne, actuellement exploité par E.D.F. (Électricité De France).

    C'est un barrage en béton de type poids-voûte. Sa largeur au sommet est de 8 mètres et de 80 mètres à la base. Sa retenue est la plus grande en France pour un barrage en béton.

    Sa hauteur est de 120 mètres, il a été mis en service en 1952, la capacité de la retenue est de 477 millions de m3, le débit maximum turbiné est de 252 m3/s, le débit de l'évacuateur de crues est de 1200 m3/s, la puissance totale installée est de 235 000 kW.

    Lorsque l'évacuateur de crues est en fonctionnement, l'eau libérée par l'ouverture des vannes s’engouffre dans le toboggan et est rejetée par dessus l'usine hydroélectrique pour retomber dans le lit de la Dordogne (canalisée à cet endroit). Ce toboggan est couramment appelé «le saut de ski» en raison de sa forme et de l'élan pris par l'eau.

    Le sommet du barrage, long de 390 mètres et large de 8 mètres, supporte une route très fréquentée reliant le Limousin à l'Auvergne. De larges trottoirs permettent aux piétons d'admirer, d'un côté, la centrale hydroélectrique et le «saut de ski» ainsi que la vallée qui s'élargit et le quartier de Granges sur la commune de Lanobre et le début de la ville de Bort-les-Orgues, de l'autre côté, le début de la vaste retenue d'eau qui a noyé la vallée, des fermes, des hameaux et trois villages ainsi que l'unique voie ferrée qui passait par Bort, seul le magnifique château-fort de Val (sur la commune de Lanobre) a échappé de peu à la noyade.

    Si la retenue n'est pas très large, elle s'étend sur 21 kilomètres de long. Au début elle est partagée entre la Corrèze et le Cantal puis, plus au nord, entre la Corrèze (Limousin) et le département du Puy-de-Dôme (Auvergne).

    Vous pourrez profiter des plages et des activités nautiques (baignades, planches à voiles, bateaux à moteur, ski nautique, …) au château de Val (Auvergne) ou, en face, aux Aubazines (Limousin).

    Le château de Val organise des visites très intéressantes (jusqu'aux charpentes impressionnantes).

    Vous pourrez naviguer sur le lac à bord de bateaux panoramiques, soit à partir du barrage, soit à partir du château de Val (la remontée des gorges de la Dordogne ressemble à la visite d'un fjord).

    Il y a donc de nombreuses raisons pour se rendre à Lanobre et à Bort-les-Orgues avec, en plus, le site naturel des orgues : plateau, surplombant Bort, né d'une coulée de lave qui, en s'arrêtant brusquement, a formé une falaise de colonnes de phonolite hautes de 80 à 100 mètres sur une longueur de 2 kilomètres !

    La ville de Bort a, tout naturellement, ajouté à son nom le terme «les Orgues».

    Sur la commune de Lanobre, au site du Fraisse, vous pourrez découvrir un panorama à 360° sur l'Auvergne et le Limousin.

     

    Bonnes visites !

     

    André CHABAUD

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  • Centrale hydroélectrique d'Auzerette (Cantal)

    Cliquez sur les photos pour les agrandir

    CENTRALE HYDROELECTRIQUE D'AUZERETTE (15)

    La centrale hydroélectrique d'Auzerette sur la commune de Trémouille (15), concession de E.D.F., fonctionne grâce à l'eau accumulée par la retenue de Lastioulles elle-même alimentée par la dérivation de plusieurs cours d'eau :

     

    Aménagement hydroélectrique de la Haute Tarentaine

     

    1) dérivation de presque tout le débit de la rivière Tarentaine au barrage de Brimessanges (commune de St Donat 63) qui, par une galerie souterraine, est dirigé dans la rivière Eau Verte.

     

    2) dérivation de presque tout le débit de la rivière Eau Verte (+ l'arrivée de l'eau de la Tarentaine) au barrage de La Banut (15) qui, par une galerie souterraine, est dirigé dans le lac du Tact (15), ancienne tourbière devant servir de bassin de décantation (aujourd'hui ce "réservoir" est saturé, il est aux 9/10ème comblé par l'apport de matières organiques et minérales, de plus le transit des eaux de dérivation, depuis près de 40 ans, a engendré la remontée des fonds tourbeux en surface ce qui accentue la dégradation du milieu aquatique et le transforme en marécage). Ce "réservoir" aurait dû être entretenu régulièrement par l'exploitant (jusque là E.D.F.), ce qui n'a pas été le cas et ce fait est à l'origine, en grande partie, de la dégradation du lac naturel de La Crégut ! Cette tourbière était, à l'origine, traversée par un petit ruisseau, le Tact, renommé pour ses truites sauvages (fario), ses vairons et ses goujons !

     

    3) dérivation de presque tout le débit du réservoir du Tact qui, par une galerie souterraine, est dirigé dans le lac naturel de La Crégut, joyau de la nature, à l'origine fermé (étant alimenté uniquement par des sources sous-lacustres et quelques ruissellements forestiers très limités). Ce lac naturel reçoit depuis près de 40 ans une très grande part des boues et sédiments provenant du réservoir du Tact. D'une superficie de 36 hectares et d'une profondeur maximale de 26 mètres (avant le transit artificiel des eaux), le lac de La Crégut sert depuis des années de bassin de décantation en lieu et place de celui du Tact !
    Il se comble, s'envase et se meurt !

    Voir l'article : Lac naturel de la Crégut 

    Voir aussi le site de l'association de sauvegarde du lac de La Crégut : http://www.lacdelacregut.fr/

     

    4) Tout le transit artificiel des eaux traversant le lac de La Crégut est dirigé, au moyen d'un déversoir, dans l'étang voisin de La Crégut qui lui aussi sert de bassin de décantation. Ce bel étang reçoit en plus les eaux dérivées d'une autre ligne de captation de rivières ! voir paragraphes 5) et 6).

     

    5) L'étang de La Crégut reçoit, par une galerie souterraine, presque tout le débit de la retenue du Taurons, barrage sur le ruisseau Taurons, sur la commune de Trémouille (15) tout près de La Crégut. Cette retenue assez profonde sert aussi de bassin de décantation des eaux provenant d'un autre barrage en amont.

     

    6) Le ruisseau Taurons alimente naturellement mais aussi artificiellement la retenue qui porte son nom. En effet, ce ruisseau reçoit, par une galerie souterraine, presque tout le débit de la retenue du Gabacut, barrage sur le ruisseau du même nom qui rejoint la rivière Grande Rhue plus bas dans la vallée près de la centrale hydroélectrique de Coindre sur la commune de Saint-Amandin (15). La retenue du Gabacut est partagée, presque par le milieu, entre les départements du Puy-de-Dôme et du Cantal.

     

    7) Toutes les eaux de ces deux lignes de captations se rejoignent dans l'étang de La Crégut !
    Celles-ci sont dirigées, au moyen d'un déversoir, dans un autre étang voisin situé en tête de la retenue de Lastioulles sur la commune de Trémouille (15). Cet étang dit de Lastioulles comporte un déversoir pour évacuer le trop plein en cas de crue par un long canal qui se jette dans le ruisseau le Taurons. Il sert aussi de bassin de décantation qui n'a jamais été entretenu au point qu'il est quasiment comblé, envahi de vase et de roseaux.

     

    8) Les eaux qui transitent par cet étang sont dirigées, au moyen d'un déversoir muni d'une vanne, dans la retenue de Lastioulles le plus vaste plan d'eau (125 hectares) de ce complexe hydraulique.

    Cette vaste étendue découpée par des collines verdoyantes constitue un cadre sublime et fait le bonheur des pêcheurs et des estivants. Une plage, un centre nautique et un centre de pêche permettent d'en profiter largement.

    Pour préserver ce site enchanteur et pour que le développement touristique soit durable, il est bien temps de s'occuper d'enrayer les dégradations provoquées par les installations hydrauliques en amont !

    Les masses d'eau accumulées dans cette retenue servent à alimenter les centrales hydroélectriques selon les besoins. L'eau est conduite à la centrale d'Auzerette (commune de Trémouille) par une galerie souterraine de plusieurs kilomètres équipée d'une cheminée d'équilibre (entre l'air et l'eau pour éviter les "coups de bélier") d'un diamètre et d'une hauteur rappelant les plus grandes cheminées d'usine (hauteur 75,50 mètres dont 32,00 mètres hors sol, diamètre 6,70 mètres). La dénivellation entre la prise d'eau à la retenue de Lastioulles et les turbines de la centrale d'Auzerette est d'environ 280 mètres !

    Cheminée d'équilibre de la centrale d'Auzerette

     Cheminée d'équilibre de la centrale d'Auzerette (Cantal)

     

    CONDUITE FORCEE DE LA CENTRALE HYDROELECTRIQUE D'AUZERETTE

    Centrale hydroélectrique d'Auzerette (Cantal) - Conduite forcée vue de face

     

    CONDUITE FORCEE DE LA CENTRALE HYDROELECTRIQUE D'AUZERETTE

    Centrale hydroélectrique d'Auzerette (Cantal) - Conduite forcée vue de côté

    9) L'eau turbinée dans la centrale d'Auzerette est restituée dans la rivière Rhue à quelques dizaines de mètres en amont du barrage de Vaussaire (15). C'est donc dans la retenue de ce barrage que l'eau de Lastioulles arrive. Le barrage de Vaussaire ne possède pas, à proximité, de centrale hydroélectrique. Mais c'est un réservoir important des eaux de la Rhue et de celles provenant de Lastioulles.

    La retenue du barrage de Vaussaire se situe sur la commune de Saint-Etienne-de-Chomeil sur la rive gauche et sur celles de Champs-sur-Tarentaine et de Trémouille sur la rive droite.

    Barrage de Vaussaire sur la Rhue

    Barrage de Vaussaire sur la Rhue avec prise d'eau pour la centrale de la Rhue

    située à 13 kilomètres de là, en haut du barrage de Bort-les-Orgues côté Cantal

    10) Mais que devient toute cette eau si il n'y a pas de centrale (à proximité) ?

    C'est simple ! Une galerie souterraine de 12 kilomètres environ, à travers la montagne, et d'un gabarit important (quand elle est mise à sec pour les contrôles, les agents y circule en Jeep !!!) conduit les eaux jusqu'à la centrale hydroélectrique de la Rhue située au dessus de la crête du barrage de Bort-les-Orgues (côté Cantal sur la commune de Lanobre).

    PANNEAU INFORMATIF-CENTRALE HYDROELECTRIQUE D'AUZERETTE

    Aménagement hydroélectrique de la Haute Tarentaine - Panneau informatif de E.D.F.

    Pour ajouter à l'intérêt d'une telle réalisation, précisons que cette imposante galerie sort de terre dans une vallée pour franchir, en aérien, le lit de la rivière Tarentaine !

    A noter : par cette galerie arrivent les eaux dérivées de cette même Tarentaine qui passent juste au-dessus de celles qui ont suivi le cours de la rivière !!!

    Puis la galerie repart à travers la montagne... Encore une chose : lorsque la galerie ressort de terre à moins d'un kilomètre du barrage de Bort-les-Orgues, elle est plus élevée que la crête du barrage et en dessous se trouve grand vallon, comment faire pour arriver à l'endroit choisi ?

    Bien sûr on pense tout d'abord à construire la centrale au pied de la montagne d'où sort la galerie puis l'eau turbinée rejoindrait la rivière Dordogne qui coule en bas.

    Bien vu! Mais dans ce cas pourquoi avoir amené l'eau si loin du barrage de Vaussaire ? Pourquoi avoir fait ces travaux titanesques?

    Il aurait suffit de construire une centrale en aval du barrage et l'eau turbinée aurait été restituée à la Rhue qui se jette plus loin dans la Dordogne.

    Dans ces 2 cas, l'eau de Lastioulles aurait été turbinée 2 fois ce qui aurait été bien mais on peut faire mieux : en construisant la centrale de la Rhue au dessus du barrage de Bort, l'eau turbinée est ensuite rejetée dans la retenue du barrage de Bort et, donc, turbinée une 3ème fois par la centrale propre au barrage de Bort qui se situe à son pied. C'est fort n'est-ce pas ?

    A noter : à quelques kilomètres en amont du barrage de Vaussaire et de la centrale d'Auzerette, se trouve la centrale hydroélectrique de Coindre (voir l'article : "Centrale hydroélectrique de Coindre" dans la catégorie "Energie hydraulique") qui turbine les eaux d'une autre ligne de captation : celles de la Grande Rhue et celles de la Petite Rhue qui se rejoignent, juste au pied de cette centrale, pour former la Rhue (tout court).

    Ainsi les eaux des 2 Rhue en arrivant dans la Dordogne en passant par la dérivation de Vaussaire, la centrale de la Rhue et celle du barrage de Bort ont été turbinées 3 fois aussi !

     

    Mais revenons à nos moutons : la galerie souterraine qui sort de la montagne en face du barrage de Bort et qui surplombe un grand vallon, comment faire pour arriver à l'endroit choisi ?

    On aurait pu faire un aqueduc gigantesque plus grand, plus haut que le Pont du Gard.

    Non ! Les ingénieurs des temps modernes sont au moins aussi doués que leurs prédécesseurs et ont à leur disposition des matériaux et des matériels nouveaux.

    Ils ont choisi de construire un "tube" énorme de 4 mètres de diamètre qui suit la courbe du vallon tant à la descente qu'à la remontée. Comme l'arrivée à la centrale de la Rhue est à une altitude un peu inférieure à celle de la sortie de la galerie l'eau arrive à la centrale de la Rhue par gravitation. C'est le principe du siphon : tant que l'eau arrive au point le plus haut, l'eau s'écoule à l'extrémité qui est moins élevée.

     

    L'écoulement de l'eau produit une énergie renouvelable et réutilisable !

     

    Conclusion : l'énergie hydraulique (la puissance engendrée par l'écoulement de l'eau) est renouvelable tant qu'il y aura suffisamment de pluie et de neige. De plus, elle peut être mise en oeuvre autant de fois qu'il est possible de le faire. Sur le cours de la rivière Dordogne, après le barrage hydroélectrique de Bort-les-Orgues, il y a ceux de Marèges, de l'Aigle, du Chastang et d'autres encore.

    André CHABAUD

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  • Usine hydroélectrique de Coindre (Cantal)

    Un ouvrage historique : Mise en service en 1927 par la Compagnie des Chemins de Fer Paris-Orléans.

    COMMUNIQUE DE PRESSE Le 27 août 2010

    Journées du Patrimoine dimanche 19 septembre 2010

    La SHEM, Groupe GDF-SUEZ, fait visiter son site hydroélectrique de Coindre dans le Cantal

    À l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, la SHEM, Groupe GDF SUEZ, ouvre les portes de la plus ancienne des usines hydroélectriques de la Haute-Dordogne.

    Cette manifestation sera une belle occasion pour le grand public de découvrir ce site d’ordinaire fermé à la visite.

    Du 13 au 17 septembre, tous les élèves des classes de CM des Communautés de Communes du Pays de Gentiane et du Cézallier seront accueillis à l’usine hydroélectrique de Coindre pour une découverte de l’histoire et du fonctionnement du site, et une sensibilisation aux énergies renouvelables. Le grand public pourra quant à lui entrer dans les coulisses de l’usine le dimanche 19 septembre 2010.

    Un ouvrage historique

    L’usine de Coindre est située sur la commune de Saint-Amandin (15) et appartient au patrimoine historique de la région. Mise en service en 1927 par la Compagnie des Chemins de Fer Paris-Orléans, cette installation fait partie du Groupement hydroélectrique de Marèges qui a permis d’alimenter les lignes de chemin de fer de la région et de contribuer au désenclavement du Massif volcanique du Cantal.

    Une énergie d’avenir pour la région

    Avec une production annuelle de 114,7 GWh, l’usine de Coindre fournit l’équivalent des besoins en électricité de 60 000 habitants, soit près du tiers de la population du département.

    Symbole de modernité et de dynamisme au début du siècle dernier, l’usine est aujourd’hui encore porteuse d’avenir.

    Utilisant les eaux de la Petite-Rhue et de la Grande-Rhue, elle produit une énergie propre et certifiée 100% renouvelable, sans émission de CO2.

    Elle permet également d’économiser chaque année l’équivalent de 10 000 tonnes de pétrole par rapport à une centrale thermique au fioul.

    Pour plus d’informations : www.shem.fr

    La SHEM, Groupe GDF-SUEZ, producteur d’énergies renouvelables :

    La Société Hydro Electrique du Midi (SHEM) est un producteur d’électricité à l’expérience centenaire en matière d’hydro-électricité, et un acteur de premier plan du grand Sud-Ouest employant 260 collaborateurs. Ses 51 usines et 12 barrages, répartis sur la chaîne des Pyrénées et les vallées du Lot et de la Dordogne, produisent une énergie propre et sans rejet de CO2, certifiée 100% renouvelable par l’organisme de certification indépendant TÜV-SÜD.

    Son parc de production, d’une puissance totale de 778 MW, génère une production annuelle moyenne de 1 828 GWh. La SHEM est une filiale de GDF SUEZ, un leader mondial de l’énergie et le 2e producteur hydraulique en France.

    Contacts presse :

    SHEM

    Monica Maheut

    05 61 17 15 72 – 06 08 81 93 53

    monica.maheut@shem.fr

    Anouk Déqué Communication

    Dominique Arnaud

    05 61 55 55 65 - 06 15 37 34 92

    d.arnaud@adeque.com

    Texte édité par la Shem : centrale hydroélectrique de Coindre (15)

     

    Lors des Journées du Patrimoine, la SHEM, Groupe GDF-SUEZ, a ouvert les portes de la plus ancienne des usines hydroélectriques de la Haute-Dordogne.

    Cliquez sur les photos pour les agrandir.

    2010-07-18-CENTRALE HYDROELECTRIQUE DE COINDRE (15)-02Centrale hydroélectrique de Coindre sur la commune de Saint-Amandin (Cantal)

    Nous avons pu visiter de fond en combles, ou presque, l'ensemble de cette centrale générant de l'électricité depuis 85 ans !

    2010-07-18-CONDUITES FORCEES DE LA CENTRALE DE COINDRE (15)Conduites forcées de la Centrale hydroélectrique de Coindre, commune de Saint-Amandin (Cantal)

    2010-09-19-N°04-CENTRALE HYDROELECTRIQUE de COINDRE (15)

     Les 3 alternateurs d'origine (1927) de la centrale hydroélectrique de Coindre, commune de Saint-Amandin (Cantal)

    2010-09-19-N°41-CENTRALE HYDROELECTRIQUE de COINDRE (15)

    Le dernier groupe turbine-alternateur de la centrale hydroélectrique de Coindre, commune de Saint-Amandin (Cantal)

    Nous adressons un grand merci à la SHEM pour avoir organisé cette journée "portes ouvertes" si instructive et si conviviale (accueil avec café, jus de fruits, petits gâteaux, expositions de photos et vidéos sur la construction des barrages, des conduites souterraines à travers les montagnes, des conduites forcées, le tout permettant le fonctionnement des turbines engendrant la production d'électricité au moyen de générateurs ...) et à toute l'équipe qui nous a accueilli si sympathiquement et chaleureusement, étant attentive à chacun, donnant agréablement les explications nécessaires et répondant avec enthousiasme aux diverses questions qui lui étaient soumises.

    Vraiment une journée bien remplie, très instructive et très conviviale !

    A tous un très grand MERCI et à une prochaine visite !

    2010-09-19-N°45-CENTRALE HYDROELECTRIQUE de COINDRE (15)Conduites forcées de la Centrale hydroélectrique de Coindre, commune de Saint-Amandin (Cantal)

    RESEAU DE TRANSPORT D'ÉLECTRICITÉ (R.T.E.)

    Une fois l'électricité produite dans les centrales hydroélectriques, elle est transportée par des câbles jusqu'aux lieux de consommation, dans votre foyer par exemple. Son transport est organisé par R.T.E. (Réseau de Transport d'Electricité).

    DEPART DU RESEAU DE TRANSPORT D'ELECTRICITE - RTERéseau de transport d'électricité de la centrale hydroélectrique de Coindre, commune de Saint-Amandin (Cantal)

    DEPART DU RESEAU DE TRANSPORT D'ELECTRICITE-RTE

    Réseau de transport d'électricité de la centrale hydroélectrique de Coindre, commune de Saint-Amandin (Cantal)

    LES PYLONES SONT SOUVENT PERCHES SUR LES HAUTEURS

    Réseau de transport d'électricité de la centrale hydroélectrique de Coindre, commune de Saint-Amandin (Cantal)

    Les pylônes sont souvent perchés sur hauteurs

    Énergie et Écologie

    L'énergie renouvelable n'est pas une utopie ! Elle date de la nuit des temps !

    L'énergie hydraulique est renouvelable tant qu'il y aura de l'eau en quantité suffisante pour faire fonctionner les turbines.

    Elle engendre certaines nuisances sur les milieux aquatiques qui peuvent être atténuées par des dispositions adéquates à des coûts modérés. Ces dispositions, de bon sens, seront une avancée du développement durable !

    En tout état de cause, ces nuisances actuelles qui peuvent être éliminées ou grandement réduites, ne sont rien au regard de celles engendrées par l'énergie nucléaire militaire, par définition destructrice, et par l'énergie nucléaire civile, présentée officiellement comme la panacée et sans risque aucun malgré les catastrophes majeures survenues à Tchernobyl et au Japon.

    André CHABAUD

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  • L'abondance d'eau dûe à la pluie et surtout à la neige avait conduit à donner au Massif Central, dont l'Auvergne est le coeur, le surnom de "château d'eau de la France" (souvenirs de l'école !).

    Pour utiliser ce château d'eau, de nombreux barrages hydroélectriques ont été édifiés et ils ont produit la majorité de l'électricité que nous avons utilisée jusqu'à l'avènement de l'énergie "nucléaire" soit-disant propre (sans aucun rejet de CO2 et surtout sans aucun danger [sic] de pollution ou de radiations --Tchernobyl n'est pas en France et les contrôles douaniers ont étés plus qu' efficaces--donc d'après tous nos spécialistes "professionnels" du secteur PRIVE et du secteur PUBLIC, tout est sous contrôle). A l'heure actuelle, vu le "parc" nucléaire français, les barrages hydroélectriques comptent pour peccadilles (voir les factures EDF) à cela près que EDF ne mentionne pas si ses % de production des barrages hydroélectriques ne concernent que la production d'électricité produite par (ou pour) elle-même ou englobe la production totale d'électricité de tous les barrages hydroélectriques français, car, comme on est pas forcément au "courant" (surtout avec les nouvelles soit-disant "concurrences"), de nombreux barrages hydroélectriques sont privatisés, voire peut-être tous. Peut-être pas encore à des sociétés entièrement privées mais à des sociétés (groupes) comme la SNCF, la RATP, ce qui doit entrer dans le % de la production totale d'électricité hydraulique, je ne suis pas sûr que ce soit le cas. Si ça n'est pas le cas pourquoi dissimuler cette production non négligeable sinon pour minimiser la production hydraulique et porter aux nues la production nucléaire ?

    A suivre de près !

     

    Retenue et barrage EDF de Bort-les-Orgues (19 et 15)

     Barrage de Bort-les-Orgues (19 et 15) sur Google Maps

    En attendant, pour ce qui est du château d'eau de la France, l'eau coule toujours, elle est toujours retenue pour le fonctionnement de nombreux barrages hydroélectriques, on peut cependant noter que, depuis plusieurs décennies, les hivers ont été moins rudes et moins longs d'où un manque de neige et donc moins de réserve en sous-sol ce qui entraîne un manque d'eau en été et en automne et par conséquent un manque d'eau pour les retenues hydrauliques. A cela s'ajoutent les pollutions et dégradations des captations d'eau pour alimenter les retenues hydrauliques notamment quand ces captations traversent des lacs naturels fragiles et rares.

    Des solutions existent pour remédier à ces problèmes. Les retenues destinées à alimenter en eau les barrages hydroélectriques posent de nombreux problèmes (dégradation des milieux naturels, perturbations de la flore et de la faune aquatiques : fin de la remontées des truites et saumons ..., envasement, transport et accumulations d'alluvions et de matières organiques, etc.....). Je le répète, des solutions (ou améliorations importantes) peuvent être mises en place : question de volonté et de préservation de notre environnement !

    Ces problèmes sont évidemment très importants mais par rapport au tout nucléaire, mon choix est vite fait : tant qu'il n'y a pas de catastrophe, tout va bien, mais sommes nous bien sûrs qu'il n'y en aura pas, jamais ?

    Car, si cela se produit (et il faudrait bien une quantité phénoménale de "miracles" pour qu'il en soit autrement), les conséquences seront d'une bien autre dimension que de manquer d'eau pour alimenter les barrages hydroélectriques, que de manquer d'eau pour la culture de nos fruits et légumes (qui, bien que rares, seraient quand même mangeables sans nous irradier) ou que d'avoir,au contraire, des inondations dignes du déluge, car, dans ces circonstances dramatiques, l'humanité dans sa globalité ne serait pas en voie de disparition totale alors qu'avec le nucléaire, même avec parcimonie et ce n'est pas du tout ce qui nous attend, rien ni personne ne sera préservé, ce qui nous attend avec le nucléaire ce n'est pas un risque de catastrophe par-ci par-là mais bien un risque de catastrophe majeure pour tous et partout sans aucune restriction !!!!!!!

    A méditer !

    André CHABAUD

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